Historique

1911-1939 : La Première Pierre

Dès les années 1920, l’ASM compte dans son équipe de rugby des champions de France comme Joseph Marmayou, et des internationaux comme Louis Puech ou André Francquenelle. Très vite, le niveau se rapproche de l’élite nationale. En 1925, l’ASM devient championne de France Honneur en battant le Biarritz Olympique à Bordeaux et accède alors à la division Elite. Ce tournant annonce que l’histoire mythique de l’ASM rugby se met progressivement en place. A l’occasion du lancement du Challenge Yves du Manoir organisé par le Racing Club de France, l’ASM atteint successivement les quarts de finale en 1931 et les demi-finales en 1932. Cependant, en 1936, l’ASM, pourtant favorite, doit s’incliner en finale contre le RC Narbonne. La malédiction se poursuit en 1937, face à Vienne. 3000 supporters jaunes et bleus ont pourtant fait le déplacement jusqu’au Stade des Ponts Jumeaux de Toulouse, au rythme endiablé des musiques auvergnates. Ils s’apprêtent à célébrer une victoire qui ne semble pas faire l’ombre d’un doute. Mais le verdict tombe : 13 à 7 en faveur du CS Vienne. L’ASM sera finalement récompensée en remportant le Challenge Yves du Manoir contre l’US Perpignan en 1938, titre majeur qui marquera les derniers instants de joie rugbystique avant la guerre.


1940-1960 : La Montée en puissance

Les sombres années de la drôle de guerre apporteront leur lot de conséquences néfastes et de désillusions. Au total, trente-sept jeunes sociétaires y perdent la vie. Survivant à la catastrophe mondiale, l’ASM reprend le cours de son existence sportive. Le rugby montferrandais est toujours solide à l’avant, sérieux à l’arrière, et sur le plan du spectacle, les commentateurs se montrent souvent enthousiastes. Le club s’est enrichi de personnalités comme le polyvalent Noël Baudry, l’Ariégeois Marcel Piujol, l’incomparable buteur à l’ouverture Franck Fournet, le remuant demi de mêlée René Cotton et le finisseur Dacien Olive. En 1955, Montferrand possède une cavalerie de joueurs de tout premier plan : Bernard Chevallier, Guy Burgas, Toto Leniaud, Robert Vigier, Bébert Mitaine, Pierrot Maigrain. Pourtant, l’ASM enchaîne plusieurs défaites lors de matchs clés : en demi-finale du Championnat de France contre le Stade Toulousain en 1947, en quart de finale en 1950 contre Bayonne ou en 1955 contre Lourdes. L’ASM se cherche, malgré les conseils avisés de l’entraîneur Henri Gilbert et de son frère Louis. L’équipe connaît plusieurs coups d’arrêt mais reste tout de même classée dans le peloton des meilleurs, à la 12e place.


1961-1970 : Si près du Bouclier

Creux de vague, mauvaise fortune : le début de la décennie n’est guère favorable au rugby Montferrandais. L’ASM ne parvient même pas à conserver sa suprématie régionale. Sous la houlette d’Henri Franck, arrivé à la Présidence en 1965, l’équipe connaît un renouveau et franchit un nouveau palier. Rougerie, Pujol, Thomas, Boisson, Bourdillon, Lasserre, Combeuil et Chabory ne sont pas étrangers à cette montée en puissance. La confiance s’installe peu à peu après de probantes victoires sur des places fortes du rugby comme Périgueux, Pau ou Narbonne. L’ASM dispute la finale en 1970 contre la Voulte…. en vain. Ces événements forts soudent l’équipe et des liens d’amitié indéfectibles se créent. Au-delà de la compétition, ces années mettent en lumière une merveilleuse aventure humaine.


1971-1985 : Une attaque racée

Avec l’arrivée d’attaquants comme Romeu, Dubertrand, Droitecourt, Peybere, Phliponeau, qui deviendront tous internationaux par la suite, le jeu prend du volume. Montferrand s’annonce, au printemps 1976, comme champion en puissance. Mais, en quart de finale, Jean-Pierre Romeu, blessé, ne peut orchestrer le jeu des jaunes et bleus comme il l’entend. L’ASM s’incline ainsi devant Brive. Le 8 mai 1976, l’équipe est marquée par le décès brutal de Jean-François Phliponeau, tué par la foudre, mais gagne la semaine suivante le challenge Yves Du-Manoir contre Graulhet (40 à 12).
En 1978, l’ASM qualifiée de «monstre auvergnat à 16 pattes» et ses «attaquants racés» ne parviennent pas à s’imposer en finale contre Béziers, une équipe peu facile à impressionner au vu des nombreux titres qu’elle détient. Malgré cette nouvelle défaite, l’ASM reste sur le devant de la scène et atteint le dernier carré à de nombreuses reprises jusqu’en 1985.


1986-1997 : Les prémices du professionnalisme

Dès son arrivée à la tête du club en 1986, le principal souci du Président Roger David, assisté de François Jalenques, est de bien restructurer le club et d’effectuer un recrutement judicieux. Sur ces 10 ans, Philippe Saint André (1988), Gilles Darlet (1989), Manu Menieu(1993), David et Jérôme Bory (1994), Olivier Azam (1995), Jean-Philippe Versailles(1996), font leur apparition à l’A.S Montferrandaise. L’ASM remporte le Challenge Yves du Manoir contre Grenoble. En 1987, elle atteint les quarts de finale au Championnat. Mais plusieurs saisons en demi-teinte agacent, et certains montent au créneau et réclament des changements de joueurs pertinents. La saison 1993-1994 est magique. L’ASM dispute deux finales, celle du Championnat et celle du Challenge Yves du Manoir. Cependant, l’ASM perd les deux matchs. En 1995, l’équipe est même sur le point de chuter en division inférieure. En parallèle, cette même année, l’International Rugby Board met fin à la règle de l’amateurisme. Ce tournant fait prendre conscience à la majorité des clubs que rien ne sera plus comme avant. En 1996, le club accueille de nouveaux joueurs qui deviendront des cadres de l’équipe pendant de longues années : Gérald Merceron, Olivier Azam, Olivier Merle… Cette même année, l’ASM découvre la Conférence européenne et atteint les quarts de finale contre CS Bourgoin Jallieu. En 1998 vint l’ère du professionnalisme et la création de l’ASMCA. L’équipe fanion quitte le giron de l’ASM Omnisports.


Depuis 2000

Depuis les années 2000, 7 titres ont été obtenus par les équipes de jeunes de l’ASM Omnisports section Rugby, preuve d’une politique de formation affirmée :