Historique

ASM Omnisports - Historique Section LutteLa section de lutte fut créée en 1920, à l’ASM, sous la direction de M.Garimbay. A ses débuts, elle comprenait à peine une dizaine de lutteurs.
Elle prouvait pourtant immédiatement sa vitalité puisque, en 1922, Domas devenait le premier champion de France de l’ASM avec Pelé, en athlétisme, qui devait être, la même année, international. Domas devait d’ailleurs être sélectionné, en 1924, et reconquérir le titre suprême national, en 1925.
Le travail constructif continuait les années suivantes et, en 1932, la lutte à l’ASM prenait un nouvel essor avec l’entraîneur Maurice Cirgoudoux, bien secondé par Chaperon.
La lutte était d’ailleurs très encouragée par M. Marcel Michelin, ce qui explique que M. Cirgoudoux, avec l’appui efficace de M. Francquenelle, formait, en 1924, la première école des sports de l’ASM, l’école de lutte qui fonctionne toujours.
Dans les années 1946 et 1947, l’ASM organisait un grand tournoi entre les meilleures équipes françaises : Club Olympique Bordelais, US Métro et, bien sûr, l’AS Montferrandaise. Cette année-là fut le couronnement pour l’entraîneur, M.Cirgoudoux, car René Aurine, Edmond Faure, Maurice Faure furent champions de France de lutte.
A partir de 1945, ce furent les grandes années de lutte montferrandaise : en 1946, Aurine et les frères Faure furent champions de France. René Aurine remporte 12 titres entre 1938 et 1955. Il décroche une cinquième place aux championnats du monde en 1950.
Après 1958, ce fut le règne de Lamy (six fois champion en 78 kg et sélectionné aux Jeux Olympiques de Rome). Fréquentes étaient alors les grandes rencontres internationales qui se déroulaient Rue Montlosier à Clermont-Ferrand. Les Belges, Suisses, Italiens venaient en découdre avec l’ASM qui était, à cette époque, la meilleure équipe de France.
En 1952, M. Aurine devenait Président, aidé dans sa tâche par M. Desmazes.
Depuis 1963, l’ASM réussit à conquérir 52 titres de champion de France, des sélections olympiques pour les frères Faure, Lamy et Zoëte.
Alors, arrive en 1964 dans le bastion de la lutte gréco-romaine, André ZOETE, spécialiste de la lutte libre qui va révolutionner ce sport en Auvergne et faire de l’A.S.M. le centre de la lutte libre en France. La génération de lutteurs qu’il forme obtient autant de succès que les anciens jadis en gréco. Les plus talentueux en sont les frères ANDANSON (dont Christophe plusieurs fois champion de France, troisième aux championnat d’Europe et une participation au J.O. DE Los Angeles en 1984), Philippe VIDAL , les frères CHIRAIN, Robert AIT-BRAHAM, les frères BRAVARD, Christian FAVY, les frères MAS (dont Serge, champion du Monde junior), Alain BERGER, Gilles TEYSSIER, les frères BOURDIN (dont Thierry sélectionné à 3 olympiades).

Durant toutes ces années, l’effectif de la section ne cessa d’augmenter ; de 136 lutteurs en 1964, il dépassa les 200 en 1970.

C’était une grande joie pour tous les membres impliqués dans la section de voir tous les poussins, pupilles, benjamins, cadets se battre comme de vrais champions dans la salle entièrement rénovée et ultra-moderne de la rue Montlosier et la salle Diderot où la section annexe ASM Plaine était couvée jalousement par M. Dubernet.
Durant toutes ces années, l’ASM glane de nombreux titres de champions de France minimes ou cadets, préparant l’avenir. Mas est champion du monde junior en 1981. Par équipe, l’ASM s’est illustrée puisqu’elle a obtenu six titres de champion de France et quatre deuxième places entre 1974 et 1990.

L’A.S.M. est alors le meilleur club de France. Pourtant, une crise éclate au début des années 80 et certains de ces seniors à forte personnalité entrent en conflit avec l’encadrement, ce qui conduit la plupart des lutteurs à partir vers d’autres clubs ou à stopper leur carrière. La salle de lutte de Montlosier va voir de moins en moins de monde sur son tapis.
C’est alors qu’on va découvrir une jeune pépinière de talents du côté de la salle Diderot. Dès 1969, André ZOETE et Henri DUBERNET, aidés de «Lulu» BERNARD, y ont ouvert une annexe et donné le goût de la lutte à des jeunes. Yves PRIETO, un des seuls seniors restés au club, vient rejoindre ces deux hommes.
Commence, à nouveau, une nouvelle ère, avec Dominique ARNAUD, Ludovic BETIN, Jean-Philippe CHAZEIX, Rodolphe KREUTZER, Mohamed ELLAOUI, Eric BELLONET, Bruno AMARIDON et le retour de deux anciens, Didier NICOLAS et Serge MAS.
Très vite, Yves PRIETO comprend que le championnat de France par équipe est un moyen de souder un groupe entre jeunes et anciens. Vient alors un autre groupe dont certains étaient, dans les années 1990/2000, les meilleurs lutteurs de lutte libre en France dans leur catégorie : Ibrahim SELLOUM, Ibrahim ZENGIN, Daniel et Filipe DA SILVA, Laurent, Thierry et Bruno CLERGEAT, Patrick BAWOL, Tonio FERREIRA, Christophe BOURDASOL, Olivier PARRY, Fabien BASTIDE et Vincent AKA -champion d’Afrique sélectionné aux J.O. de Sydney 2000-.

Dans les années 80, la lutte s’ouvre aux femmes, sur une adaptation de la lutte libre. Aussitôt l’ASM Omnisports accueille des jeunes filles et des jeunes femmes sur ses tapis de la rue Diderot. Rapidement, elles obtiennent de bons résultats en compétition régionales et, en 1993, Nathalie MIANAT est vice-championne, aux championnats de France 44 kg. En 2000, Audrey Prieto est championne de France junior en 63 kg et Meryem Selloum, en 58 kg, en 2002. Ces bons résultats amènent le titre de championne de France par équipe en 2003 après une deuxième place en coupe de France féminine avec une équipe emmenée par Audrey et Claire PRIETO, Virginie FLORES, Meryem SELLOUM. En 2012, Lydie Tessedre monte sur la première marche du podium en 66 kg.

Durant ces 20 dernières années, la section lutte est restée un des premiers clubs de France au niveau des résultats, en particulier chez les jeunes, garçons et filles, avec des titres et des podiums aux championnats de France et championnats UNSS et universitaires.
Mais, aussi, chez les vétérans, où Didier Nicolas est sacré champion du monde en 2011.
A moyen terme, on peut penser qu’une nouvelle génération prend forme, car la section possède un des plus gros réservoirs de jeunes licenciés en France. C’est le fruit d’un travail en profondeur au quotidien commencé par Rodolphe KREUTZER en introduisant la lutte dans presque toutes les écoles de Clermont-Ferrand Nord.